Jour 8 - 24 juillet 2016

Publié dans Gaspésie 2016 par Kevin & Valérie le 27 juillet 2016

Ce matin, nous sommes partis vers 8h pour notre randonnée de kayak de rivière chez CIME Aventures. Le départ était à 10h et il fallait arriver 45 minutes d’avance pour remplir des papiers. Nous étions environ 60 personnes à faire cette descente de la rivière Bonaventure, mais certains la faisaient en canot ou en kayak double. Nous avions choisi deux kayaks simples.

Nous avons dû refaire nos sacs et laisser du matériel à l’auto, car on a appris que les compartiments des kayaks sont petits et pas étanches! Nous n’avons apporté que le petit appareil photo à l’épreuve de l’eau et pas les autres, quelques vêtements chauds, le dîner et la crème solaire.

Après un trajet de 45 minutes en autobus scolaire, nous sommes arrivés au haut de la rivière et on nous a expliqué les règles à respecter. Valérie était stressée quand le moniteur nous a fait une démonstration de comment se positionner pour flotter si on tombait à l’eau! Quand on n’a pas vu le débit d’une rivière, le genre de rapides qu’elle possède, on s’imagine le pire! On nous a dit que la descente se faisait en 3-4h, mais qu’on avait jusqu’à 17h pour la faire. On pouvait donc s’arrêter sur la rive à plusieurs endroits pour profiter du soleil et pique-niquer.

On nous a assigné nos embarcations et on est parti à deux. Ah oui, il faut mentionner que c’était des descentes de rivière « autoguidées », donc par nous-mêmes, comme des grands!

enter image description here

L’eau de la rivière était claire, c’était magnifique. On voyait le fond, ce n’était jamais très creux et on accrochait de temps à autre les roches au fond. L’eau n’était pas trop froide non plus, environ 18°C si ma mémoire est bonne, ce qui était rafraîchissant. On avait une très belle journée ensoleillée.

enter image description here

Le courant nous transportait tout doucement, nous nous tenions côte à côte, quand soudain, nous avons entendu un son ressemblant à une chute. Il y avait du courant devant nous. On s’est regardé : « ça y est, ça commence! Bonne chance! » Puis on est parti l'un derrière l’autre. C’était excitant! Il fallait éviter les remous blancs, puisque c’était causé par des roches, donc si on ne voulait pas rester pris ou les accrocher, il fallait faire du slalom! Valérie s’est bien fait éclabousser par une vague! Quand la rivière est redevenue calme, on s’est souvenu que les guides nous avaient parlé de 3 rapides en particulier pour savoir comment les prendre… et ces petits rapides n’en faisaient pas partie! On appréhendait beaucoup ces 3 autres rapides!

enter image description here

Ça n’a pas pris beaucoup de temps pour qu’on ait les fesses dans l’eau. On s’est arrêté sur la rive à un moment, puis nous avons vérifié nos sacs dans les compartiments. Tout était mouillé. Nos sandwichs étaient à moitié gaspillés, mais les chips ont survécu! La prochaine fois, il faudra avoir des poches étanches pour emballer notre matériel (on a vu des gens qui en avaient) ou tout mettre dans des Ziplocs!

Finalement, les 3 rapides plus « difficiles » n’étaient pas plus stressants que les autres. On s’est habitués vite à reconnaître les remous qui cachaient des roches et à les voir au loin. Ce qui demandait plus de précision et de rapidité était d’éviter les pêcheurs. Tout au long de la rivière, des fosses à saumons étaient indiquées par des affiches. Les pêcheurs qu’on a rencontrés nous faisaient des signes pour nous dire de quel côté il fallait les contourner pour éviter leur ligne ou leur fosse. Une fois, on était 4 kayaks ensemble qui sortaient des rapides dans une courbe et il a fallu pagayer vraiment fort pour tous s’éviter et contourner le pêcheur qui était là!

Vers 15h, le ciel s’est couvert. Il tonnait et il a plu un peu. C’est quand nous sommes arrivés au débarcadère que la pluie a vraiment commencé (vers 16h). Nous étions bien trempés et nos sacs aussi. Nous nous sommes changés avant de prendre le chemin du retour.

C’était une très belle activité, on a adoré ça! En plus, on était pas mal bons! On était bien content d’avoir choisi deux kayaks simples pour apprendre chacun de notre côté à manier les pagaies pour nous diriger. Les kayaks doubles semblaient offrir un autre genre de randonnée, puisque la personne derrière devait pagayer pour avancer et l’autre devant devait juste corriger la trajectoire.

À la maison de Catherine, nous avons fait sécher nos sacs sur la corde à linge et nous avons emprunté la sécheuse pour nos vêtements. Nous avons pris une bonne douche pour nous habiller avec des vêtements secs avant d’aller souper. Nous n’avions pas encore vu la salle de bain du rez-de-chaussée où se trouvait la douche… Valérie a fermé les yeux en se lavant les cheveux. Tout traînait : vêtements propres pêle-mêle sur la sécheuse, rasoir dans le fond de la douche, cheveux par terre et dans la douche. Comme la douche n’était pas neuve, le fond était usé, le silicone était à moitié arraché et il y avait un peu de moisissure. Cette pauvre maison a vraiment besoin d’amour!

On a soupé à la microbrasserie Le Naufrageur. Ce pub était vraiment plus beau que celui de Pit Caribou. Le souper :

  • Valérie : Nachos à la viande fumée, fèves noires, poivrons accompagnés d’une salsa maison;
  • Kevin : Burger de bœuf effiloché accompagné de salade (que Valérie a mangée);
  • À partager : Plateau de dégustation de bières présenté sur une rose des vents en bois.

enter image description here

enter image description here

Nous avons terminé nos bières en écrivant une page du blogue dans un coin du pub.

Demain, c’est le départ, nous avons un bon 8h de route à faire à partir de Carleton-sur-Mer.

On se revoit au prochain voyage!

enter image description here